Décollage imminent pour Airgea : embarquement avec un résident de Mad Moon

Résident historique de Mad Moon, vous avez sûrement déjà entendu le nom d’Airgea. Entre ses bookings récents, l’expérience tirée de son métier d’ingénieur son et la création de l’anthem pour la soirée Artemis, vous saurez tout d’un DJ en pleine ascension.

Salut Aurélien, peux-tu te présenter rapidement pour nos lecteurs ? Comment te sens-tu à quelques jours de ton set à la prochaine soirée Mad Moon ?

Je m’appelle Aurélien, j’ai 27 ans et j’habite en région parisienne dans les Yvelines, vers Versailles. Je mixe depuis que j’ai l’âge de savoir mixer, j’ai toujours été intéressé par ça, à la base c’était de la musique électronique, de l’EDM etc dans les années 2000-2010. Je suis dans le hard depuis 6-7 ans maintenant.

D’où vient ton nom de scène, Airgea ?

A la base, ce sont des initiales d’amis d’enfance, « RGA », un délire de potes et puis c’est resté.

Ca fait quelques années que tu produis de la musique, tu as commencé par de la bass house : comment es tu tombé dans la musique, puis dans la hardmusic ?

Depuis tout petit, mes parents me faisaient écouter des sons : mon père c’était les Rolling Stone, Bob Marley… Ma mère c’était plus Céline Dion, Abba… Dans mon coin, j’ai découvert l’électro sur YouTube et en écoutant la radio :  J’écoutais beaucoup Fun radio le soir. J’étais passionné puis j’ai commencé à m’intéresser tout seul dans mon coin au mix.  J’ai fait mes recherches sur YouTube, j’ai découvert FL Studio. Au début, comme beaucoup, puis en grandissant, je me suis formé de manière plus « professionnelle ». J’ai commencé à bidouiller avec un pote de la house, progressive house… J’avais sorti des petits délires sympas sur YouTube. La hard music, c’est venu en 2014. J’écoutais pas mal d’électro mainstream et Armin Van Buren avait fini un de ses sets avec un morceau hardstyle. Ce style alliait parfaitement le côté mélodique que j’aimais beaucoup et le côté énervé de la trap, du dubstep que j’appréciais beaucoup également. Je me suis mis à enchaîner les events hardstyle : Qlimax, Reverze, Hardbass… Puis à un moment, j’ai trouvé ça un peu lent pour moi et je suis passé full hardcore.

Ta première track hardcore s’appellait « Lay-Z », peut tu nous parler de l’histoire de ce morceau ?

C’est un remix du générique d’une série française, la Lay-Z compagnie. C’est trois mecs dans l’armée américaine qui faisaient des conneries pendant la seconde guerre mondiale. J’étais en cours quand je l’ai fait, en école d’ingé son . La mélodie du morceau reprend celle du générique et j’ai ajouté des samples d’extraits de certains épisodes.

Comment décrirais-tu ton style actuel ?

Il y a une différence entre ce que je mixe et ce que je produis. A la base je pensais m’orienter vers la frenchcore mélodique style Sefa, parce que j’adorais ce qu’il faisait. Je suivais pas mal Dr Peacock, Maissouille, Remzcore… Plus récemment, j’ai adoré les tracks hardcore mainstream d’Angerfist, Mad Dog ou encore N-Vitral qui est un peu plus bourrin. Je cherche plus à me rapprocher du style de quelqu’un comme Tha Playah dans mes productions. Il faut savoir que je ne suis jamais content à 100% de ce que je fais. Il y a des dizaines de tracks prêtes à sortir car je sens toujours que je peux les améliorer. Je suis assez dur avec moi-même. Le chemin est long, même avec la validation d’autres artistes du milieu, j’ai toujours une gène. Ça passera avec le temps.

D’où tires tu ton inspiration ?

J’ai de grosses racines EDM, les mélodies de ces genres m’inspirent toujours. Comme je l’ai dit, le hardcore mainstram et même le millenium m’ont aussi beaucoup apporté, notamment en matière de technique avec les basses, les screetchs… J’aime bien allier ces deux univers, les grosses mélodies qui te font planer et le côté vénère du hardcore.

Tu es dj résident chez Mad Moon, comment as tu rejoint le groupe ?

J’ai lu un post sur Facebook provenant de Mad Moon. A l’époque, je suivais déjà beaucoup les autres collectifs comme Hardpulz ou Disjoncted. D’un autre côté je faisais des études d’ingé son, j’ai commencé par du studio puis me suis redirigé vers l’événementiel.  Quand j’ai lu le message, je me suis dit que ça pourrait être l’occasion de rassembler ces deux centres d’intérêt. J’ai contacté Mad Moon et mon profil a retenu l’intérêt de Leila (Présidente de Mad Moon, NDLR) comme je commençais à travailler dans la sonorisation d’évènement.  Entre nous, ça a tout de suite matché. On a fait notre première soirée en janvier 2020, puis le Covid est apparu. On est ensuite passé online et on est monté jusqu’à 4 lives par semaine sur Twitch. Ça nous a permis de nous créer une communauté qu’on retrouve aujourd’hui dans nos soirées.

Cette année Madmoon se met à recevoir des guests… Avec Spiritvs, vous avez préparé l’anthem de Mad Moon, est ce que tu peux nous parler de ce morceau spécial ?

Effectivement, on va commencer avec Maissouille, je garde le mystère pour la suite. On a une belle collaboration avec le Spot Club à Rouen, qui adore ce qu’on fait. C’est un vrai point fort parce que sans club, l’organisation d’une soirée coûte extrêmement cher.

Pour l’Anthem avec Spiritvs, on est en train de le fignoler, ce sera prêt pour la soirée. (sortie prévue le 17 janvier NDLR) On bosse ensemble dessus, on avait mixé ensemble lors de la soirée de novembre et on adore travailler ensemble. On est également collègues de travail maintenant. On a fait presque la même école. On s’entend très bien, c’est cool !

Dans la vie, tu es ingénieur son, en quoi cela peut être utile en tant que dj/producteur ?

Ma formation m’aide sur la production, le mixage, le mastering… Ça m’apporte beaucoup sur le sound design et la technique en général. Ma profession, c’est différent. Je m’occupe de monter les systèmes de son, les amplis, tirer les câbles… Avant les soirées, je fais un tour au niveau des platines, des lights… Avec la croissance de nos soirées, je suis aussi chargé de réfléchir à la manière d’optimiser le système son et les lumières. C’est un vrai bonus d’avoir ces connaissances à disposition pour aider l’association.

Tu as eu de nombreux bookings en France depuis un an : Mad Moon, Disjoncted, Conspiracy, Hardpulz… Comment explique tu cette progression ?

C’est principalement l’effet Mad Moon. J’ai commencé les lives tout seul dans mon coin et ensuite, on s’est « professionnalisé ». Ensuite, on a contacté des artistes, on faisait des lives plus réguliers et on s’est fait connaître. Je me suis rapproché des autres assos, maintenant ce sont des amis. Je fais des soirées avec certains d’entre eux, je me suis fait connaître avec des contests aussi. La soirée Hardpulz c’était assez original comme format. Cet opening avec 4 styles différents a été intéressant à gérer derrière les platines et c’était super cool ! Avec Crusherz, Itek et The Frenchy on était ravi du résultat. La soirée Disjoncted s’annonce top avec un super line-up ! Pour Conspiracy, Morgan avait pensé à moi et c’était trop cool. Je jouais juste derrière Dither donc grosse pression, mais c’était un de mes meilleurs sets à ce jour ! Mad Moon m’a permis de découvrir les collectifs français, les liens se créent et les opportunités qui vont avec également !

Copyright : Eligraphie : https://www.instagram.com/eligraphie_/?hl=fr

Quel serait le festival où tu rêverais de jouer ?

Masters of Hardcore, c’est sûr ! Un set sur la mainstage c’est ce que tout DJ hardcore réverais. Il y aurait aussi Dominator ou encore Thunderdome que j’ai eu l’occasion de faire cet hiver !

Merci à Airgea d’avoir répondu à nos questions, nous avons hâte de le retrouver à Rouen le 21 janvier !

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