Reverze : Le temps des retrouvailles

Pour l’édition 2022 de Reverze, Bass Events avait la lourde tâche de relancer la saison des festivals sans restrictions.
Nous sommes deux à avoir bravé le froid belge pour profiter d’une soirée à la line-up très fournie.
Retour sur un évènement de grande qualité.

Crédit photo : EDMKevin

Récit d’une soirée mémorable


En manque de soirées hard depuis quelques mois, je m’étais décidé sur un coup de tête, à réserver mon voyage pour Reverze. C’était une première pour moi et je me demandais si les events belges valaient le détour. Sur place, je devais rejoindre Guylain, un autre membre de la team. Je pars donc tranquillement avec Festimove depuis Paris et nous arrivons à Anvers juste avant 20h. Après avoir récupéré un casier et la fameuse carte pour payer mes consommations, je me dirige vers la Lotto Arena où je rejoins Guylain pour la fin du set d’Ecstatic. Après une petite pause pour manger, je vais découvrir la Mainstage pour le set de Psyko Punkz tandis que Guylain file vers la Lotto pour Atmozfears

Atmozfears a régalé la Lotto d’un set très énergique, dont il a le secret, composé de classiques mais aussi de morceaux plus récents comme sa collab avec Sound Rush, “Country Roads” par exemple. 
Nous nous rejoignons ensuite pour le set de Keltek, toujours aussi bon et Guylain part voir TNT tandis que je reste pour un de mes artistes coup de cœur : JNXD. L’ambiance grimpe d’un coup, le néerlandais enchaîne les mashups et passe quelques-uns de ses morceaux récents. Puis ce fut l’heure d’aller voir Brennan Heart.

Sous les conseils avisés de mon compère du soir, je file au Sportpaleis pour voir l’Anthem Show. Je n’ai pas été déçu : c’était spectaculaire : lumières, lasers, décors en mouvement… Tout y était !

Je fais le choix de ne pas rester pour la suite du set et de retourner à la Lotto pour voir Sub Sonik. En tant que fan de raw, la soirée prenait une toute autre tournure à partir de ce moment-là : la salle se remplit, l’ambiance grimpe et le volume sonore monte. Ce fut un set assez classique, tout comme le sera celui de son successeur : Digital Punk, qui a rencontré un franc succès avec sa dernière track : “White Flag”.

En parallèle, Guylain assiste au live de Zatox au doux nom d’Unstoppable. Ce live a été une vraie claque à coup de nouvelles tracks comme sa collab annoncée avec Sound Rush, et d’edits extra raw de certains de ses classiques comme “Fight For Resistance”. Nous avons hâte de revivre ce set sur Youtube. 

Crédit photo : EDMKevin

Vient ensuite l’enchaînement des trois sets que j’attendais le plus. Sickmode a littéralement retourné la salle. Il a enchaîné les edits et ses prochaines collabs, toujours dans un style frais et équilibré. Installant une très belle ambiance, il a laissé le public bouillant pour le set de Vertile. Ce dernier a joué deux nouvelles tracks dont l’anthem de Shockerz “Complex Aftermath”. Le jeune prodige de chez Nightbreed  a envoyé une déferlante de kicks dévastateurs, un des meilleurs sets de la soirée ! Juste après, c’était à E-Force et Bloodlust de monter sur scène. La fine fleur d’End Of Line Records a envoyé un set bien violent, leur combo fonctionnant bien. Quasiment aucun temps mort pendant une heure, les amateurs de raw n’ont pas été déçus. 

Crédit photo : Deji Nijmeijer

Puis, retour au Sportpaleis pour voir la fin du live d’Act of Rage. Rien de très novateur si on exclut sa dernière collaboration avec N-Vitral. Rebelion enchaîne derrière pour 45 minutes de pure folie. Entre les prochaines tracks de leur album à venir, leur collab “The Simulation” avec Vertile ou ce final uptempo avec une collab avec Dimitri K et The Dark Horror

La mainstage continue d’imploser avec un magnifique live visuel et auditif des G4H. Il nous ont dévoilé un nouveau live “Death or Glory” et leurs prochaines tracks comme “Firestone”, une pépite qui va retourner les mainstages cet été ! 

Difficile d’enchaîner après le duo, mais pas quand on s’appelle Radical Redemption ! Il nous a pondu un live à coup de tambours, de gros kicks, d’énergie de folie, le tout accompagné d’un Nolz qui a su maintenir le public éveillé ! 

Crédit photo : EDMKevin

Pour conclure cette soirée en beauté, la coqueluche de la frenchcore est venue présenter son futur album, je fais bien entendu allusion à Sefa ! Accompagné de plusieurs musiciens, il a dévoilé quelques nouveautés en exclusivité. Il a également partagé la scène avec Headhunterz et Evil Activities avec qui il a travaillé sur une collaboration et un remix. La salle était conquise entre les sonorités euphoriques et les kicks explosifs, l’équilibre était idéal. J’ai personnellement été convaincu par cette nouvelle prestation, This is Sefa était un live réussi.

Guylain a préféré terminer avec du gros uptempo à la Lotto avec un Spitnoise très énervé ! Il a su pousser le public dans ses derniers retranchements avec des tracks comme le remix de Seven par Dimitri K par exemple. 

Reverze au-delà de la musique

Après avoir longtemps fait polémique lors des éditions précédentes, le passage entre les deux salles est devenu très fluide. De façon générale, l’organisation était au top avec très peu d’attente aux différents stands de nourriture ou à l’achat des tokens. Nouveauté cette année, l’eco token qui forçait le public à ramener son verre ou bouteille au bar pour éviter la montagne de déchets au sol. Si nous n’avions pas d’eco token lors de l’achat de boisson, nous devions nous acquitter de deux euros en plus pour en avoir un nouveau.  

Niveau scènes, nous n’avons pas été déçus, nous n’étions pas sur des scènes full écran comme lors de l’édition 2021. La mainstage s’est dévoilé au fur et à mesure de la soirée pour enfin être visible à 100% lors de l’anthem show. La scénographie était assez efficace. Notons cette énorme structure, utilisée comme horloge imposante, qui a été souvent placée au-dessus du public. La décoration de la Lotto était un peu plus simple avec une grosse horloge sur l’écran principal, histoire de rappeler le thème de la soirée : Time Will Tell. 

Crédit photo : EDMKevin

Niveau light et pyrotechnie, depuis l’édition 2020, Bass Events est passé maître dans cet art. C’était clairement un pur plaisir visuel mais parfois, cela nous a aveuglé lors des gros lives comme celui de G4H. 

Au niveau du son, malgré une qualité sonore indéniable, les basses étaient quelques fois mal réglées, et cela sur les deux scènes, donnant une sensation de forte vibration dans le corps. Avec Guylain, nous avons eu un ressenti différent à ce niveau. 

Il fallait bien une note négative à cette soirée de haut niveau : le prix des consommations. Le tarif des boissons était juste exorbitant, ce qui est toujours regrettable. Le système d’éco token a vite connu ses limites et les effets de l’inflation se sont fait ressentir. Contrairement à Guylain, je ne savais pas quoi attendre de cet événement. Pour le retour des festivals, il y avait une superbe ambiance et cette édition représente un des meilleurs events indoor que j’ai pu faire. Dans le bus, cette nuit a fait l’unanimité. Est-ce que Bass Events sera en mesure de faire mieux l’an prochain ? Le temps nous le dira !

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