Hysta, l’étoile montante du Hardcore

Hysta est une des étoiles montantes de la scène Hardcore. Du haut de ses 23 ans, elle est bookée un peu partout et sort bombe sur bombe sur de gros labels !

Tout juste revenue de Bulgarie et après un énorme set à Elektric Park, Thaïs nous a accordé quelques minutes pour nous dévoiler d’où vient son amour du Hardcore, nous raconter ses meilleurs souvenirs mais également se confier sur ses rêves les plus fous.

[ENGLISH TRANSLATION BELOW]

Passion BPM : Merci beaucoup Thaïs de nous accorder un peu de ton précieux temps. Tout d’abord, comment te sens-tu ? Il me semble que tu reviens tout juste de Bulgarie où tu étais bookée, pas trop dur le retour en France ?

Hysta : Je suis un petit peu fatiguée mais je vais très bien, merci ! Je reviens effectivement tout juste de Bulgarie où j’étais depuis mercredi. J’ai eu le temps de visiter et de passer du temps avec les bulgares, c’était top. J’étais bookée dans un festival dans les bois un peu en mode teuf. On devait marcher sur des palettes pour arriver sur place, c’était vraiment marrant ! Les bulgares ont vraiment une culture différente de la nôtre. Ils sont surtout Psytrance là-bas donc j’étais un peu surprise de me retrouver à mixer au milieu d’un plateau majoritairement Psytrance. Du gros Hardcore après 10 heures de Psytrance, ça a bien réveillé le public ! C’était un festival sur deux jours où il y avait quand même un peu de tout : Indus, Hardtechno, Drum n Bass, Crossbreed, Psytrance, Hitech, Hardcore… C’était une belle expérience.

Passion BPM : Avant d’aller plus loin, peux-tu te présenter en quelques mots à ceux qui ne te connaîtraient pas encore ? Comment t’es venue ta passion pour le Hardcore ?

Hysta : Je m’appelle Thaïs, j’ai 23 ans. J’ai commencé à faire de la musique quand j’avais 16 ans, dans une caravane dans le jardin de mon Papa. Les week-ends, je travaillais avec mon grand frère pour acheter mes premières platines, mes premiers vinyles… En fait, j’ai grandi en Amérique du Sud et je suis arrivée en France vers mes 13-14 ans. Je détestais la France, je ne m’y sentais pas bien. Puis je suis allée à ma première teuf quand j’avais 15 ans. J’ai entendu du Hardcore pour la première fois et je me suis dit que je voulais faire ma vie là-dedans, cette musique est magnifique. Ce jour-là, le Hardcore est devenu toute ma vie. J’ai continué à aller en teuf puis j’ai organisé mes propres soirées à partir de 16 ans et dans la foulée j’ai commencé à mixer sous le nom de Hysta. J’ai ensuite eu mes premiers bookings en clubs en 2017, notamment avec Le Bask et Peacock.

Passion BPM : Notre site s’appelle Passion BPM, peux-tu nous dire à combien de BPM ton cœur bat ?

Hysta : Je dirais que mon set idéal commence environ à 170 BPM et finit à 210 BPM, un set bien progressif, qui monte bien et qui dégomme tout à la fin !

Passion BPM : Quels sont tes genres préférés au sein du Hardcore ? Quels sont les artistes qui t’inspirent le plus ?

Hysta : De base, j’étais très Hardcore oldschool, Early Hardcore, Millenium donc tout ce qui est des années 1990 puis du début des années 2000. J’adore les vieux MOH, Megarave, Rotterdam, Third Movement, Traxtorm… Au début, je ne jurais que par les vinyles. A ce moment-là, je mixais en teuf. Mais dès que j’ai commencé à être bookée en club, je ne pouvais plus tout le temps mixer sur vinyle, par exemple pour mon premier booking en Suisse, à Genève. Du coup, j’ai commencé à m’intéresser à ce qui se faisait aujourd’hui. Je ne connaissais pas vraiment la scène actuelle à ce moment-là. Je l’ai découverte petit à petit, en commençant à voyager. Puis, j’ai eu un tournant dans ma vie où j’en avais marre des teufs, je voulais vraiment comprendre l’histoire du Hardcore, rencontrer les gens qui l’ont créé. Je voulais tout savoir ! Je venais juste d’ouvrir mon entreprise de graphisme, je n’avais pas beaucoup de sous donc je me tapais des heures de bus pour aller aux Pays-Bas, en Suisse et en Belgique pour rencontrer des DJ’s, producteurs et acteurs de la scène Hard, leur poser plein de questions, leur demander comment c’était à l’époque du Millenium, aller dans des shops… J’ai eu la chance de rencontrer tous mes idoles et de leur dire qu’ils ont changé ma vie grâce au Hardcore ! 

Concernant mes plus grandes sources d’inspiration, il y en a plein mais je dirais Promo, Lem-X, Chosen Few, Placid K, Panic, DJ Vince, Shadowlands Terrorists… Pour mes influences récentes, je dirais Furyan surtout au niveau des kicks, N-Vitral, Angerfist, Tha Playah…

Passion BPM : Comment définirais-tu ta musique ? Quel est le style Hysta ?

Hysta : Question compliquée parce que je me suis beaucoup cherchée, j’ai essayé beaucoup de choses, plein de sonorités, plein de plug-ins.. A partir de Gabber Madness en janvier, j’ai vraiment trouvé les sonorités qui me plaisent, ma technique de kicks, etc. Je dirais que ma musique est de base plutôt Hardcore mainstream avec des influences Oldschool, parfois un petit peu Frenchcore, quelquefois un poil Uptempo. Je dirais que c’est un mélange de plusieurs influences mais ça reste pour moi tout simplement du Hardcore !

Passion BPM : Tu viens de jouer à Elektric Park ! Comment s’est passé ton set ? As-tu joué de nouveaux morceaux ?

Hysta : C’était ma première fois sur une aussi grosse scène ! J’avais déjà fait une scène de 3000 personnes en Suisse il y a déjà 2 ans mais je n’avais jamais mixé sur un aussi gros festival. Mon driver a eu un peu de retard du coup je suis arrivée juste avant mon heure de passage. Finalement, je n’ai pas trop eu le temps de stresser, j’ai été moins anxieuse que ce que je pensais. J’ai préparé mon set en partie dans ma chambre d’hôtel en Bulgarie, je n’étais pas forcément sereine. J’appréhendais beaucoup mais une fois que j’étais dedans, ça a été, le public a été formidable ! J’ai joué de nombreux morceaux qui ne sont pas encore sortis. Il y a une collab avec ma pote Invaissor et Da Mouth Of Madness qui sortira sur son album. J’ai aussi joué une autre collab avec un artiste espagnol, Neox. 

Passion BPM : Pour rester sur ton actualité, as-tu d’autres morceaux en préparation ? 

Hysta : Je travaille sur une collaboration avec X-Pander qui s’appellera Gamechanger. J’ai bien avancé le morceau en Bulgarie dans ma chambre ! Le titre sortira sur le label de Remzcore, Cawfee Break. Je travaille sur un autre morceau pour The Third Movement qui s’appellera Antidote, je travaille actuellement dessus avec une vocaliste. Dans cette musique, j’explique que pour moi l’antidote à cette période est de revenir à être ensemble, à partager des moments, un peu dans la continuité de Fuck 2020.

Passion BPM : Un de tes derniers sons, Atlantic, en collaboration avec Advanced Dealer, semble très personnel et lié à ton enfance. Peux-tu nous en dire plus sur ce morceau et son histoire ?

Hysta : Je suis partie plusieurs années en mer sur un petit voilier durant mon enfance. Nous avons fait une traversée en partant de France puis avons fait l’Espagne, le Portugal, les Îles Canaries, l’Afrique avant de traverser l’Atlantique, ce qui représente presque un mois de mer ! Tu ne vois que de l’eau, les poissons volants, les dauphins, les étoiles.. Tu es complètement déconnecté de tout, les jours se décalent… Tu réalises comment tu es minuscule sur cette planète ! C’est une expérience qui m’a beaucoup marquée. Nous avons connu des ouragans et des tremblements de terre, nous avons cru que nous allions mourir plusieurs fois ! Nous avons vécu principalement en Guyane, au bord de la forêt amazonienne. J’avais envie de partager cette expérience donc j’ai eu l’idée de ce morceau. J’ai écrit les paroles avec ma Maman, l’idée était d’exprimer ce qu’on ressent quand on est au milieu de l’Océan. J’ai fait écouter le morceau à Advanced Dealer qui l’a beaucoup aimé. Il est très doué niveau mélodies donc nous avons finalement fait une collaboration.

Passion BPM : On te voit de plus en plus bookée en France mais aussi à l’étranger comme en Bulgarie, en Autriche ou en Allemagne ! Quelles sont tes 3 meilleures dates jusqu’à aujourd’hui ? 

Hysta : Avant le Covid, j’avais de moins en moins de dates en France. J’ai vécu à l’époque quelques temps en Suisse puis en République Tchèque. J’ai été très peu sollicitée par les français à cette période donc là ça me fait très plaisir de ravoir des bookings dans l’hexagone car ça reste quand même mon pays ! 

Pour mes meilleures dates, j’ai tout d’abord adoré mon expérience en Croatie cet été. J’étais bookée à un event le lendemain de la Dropzone (anciennement Hard Island), organisé par des bulgares. Ils avaient très envie de faire un événement ensemble donc ils ont contacté mon agent, ça s’est fait comme ça. C’est d’ailleurs pour ça que je me suis prise en photo avec un drapeau bulgare alors que j’étais en Croatie ! L’event se passait sur un bateau qui se promenait dans des paysages magnifiques, c’était une super expérience. Je suis restée presque une semaine sur place, on a fait la Dropzone ensemble puis la soirée sur le bâteau. J’ai vraiment accroché avec l’équipe, c’était un plaisir de les retrouver la semaine passée et de passer du bon temps ensemble. Dans chaque pays, j’aime passer du temps avec les locaux, ça ne me dérange donc pas de partir seule. Quand je peux, je pars 2-3 jours avant afin d’avoir du temps pour visiter, poser des questions sur leur culture, leur scène musicale.

Ensuite, je dirais la première date que j’ai faite à Prague avec l’équipe X-Massacre, une nouvelle fois sur un bâteau, l’année dernière. C’était la première soirée de réouverture après le Covid, elle était sold out très rapidement ! A l’annonce de mon nom, les gens ne me connaissaient pas trop mais il y avait une ambiance folle sur le bâteau, le public a très bien réagi à mon set ! J’ai beaucoup aimé le pays, on peut faire la fête sans s’arrêter, il y a des soirées Techno, Hardcore et surtout Drum n Bass tout le temps ! Ils ont vraiment une grosse culture Drum n Bass là-bas.

Enfin, j’ai beaucoup aimé le Bikini à Toulouse la semaine dernière à l’occasion de la ZUT organisée par Karnage. C’est un énorme club avec une acoustique de fou. Un an et demi avant, je venais y mixer pour la première fois car j’avais gagné un DJ contest, j’avais fait le warm-up. Là, je me retrouve dans le plus gros club de Toulouse, plein à craquer avec une ambiance de fou, c’était trop bien.

Passion BPM : Quels sont les 3 rêves que tu souhaites accomplir ?

Hysta : Je n’aime pas trop me fixer des objectifs pour ne pas être déçue. 

Mais si je dois répondre, je dirais que mon plus grand rêve serait de jouer à Thunderdome. 

Ensuite, je suis aussi beaucoup attirée par des pays où le Hardcore est moins populaire. Diffuser ma musique dans ces pays, discuter avec les locaux pour prendre la température de leur scène Hardcore, ce serait très intéressant. Je serais très curieuse de jouer par exemple dans des pays comme la Russie, le Japon ou encore en Amérique. Je vois tellement la différence de public entre chaque pays, ce ne sont pas du tout les mêmes cultures. C’est incroyable de voir à quel point la musique Hardcore peut réunir plein de gens différents.

Enfin, je dirais faire une track avec DJ Promo ou remixer un de ses morceaux de l’époque Millenium.

Passion BPM : Une fois n’est pas coutume, nous avons un plateau Hardmusic à 30% féminin aujourd’hui à Elektric Park ! Quelle vision portes-tu sur la place des femmes dans le milieu de la musique électronique et plus précisément de la Hardmusic ? As-tu l’impression d’être reconnue à ta juste valeur en tant qu’artiste ?

Hysta : Je pense tout simplement que si tu as envie de faire quelque chose, peu importe que tu sois une femme ou un homme, il faut aller au bout. Il ne faut pas se formaliser là-dessus, je ne suis pas pour revendiquer à tout bout de champ que je suis une femme. Si les hommes ont un souci, il faut juste leur montrer de quoi tu es capable. Au début, quand je mixais en teuf, j’avais beaucoup de haters qui me disaient que je n’irais jamais nulle part. Je reçois encore beaucoup d’insultes, de propos déplacés. Au début, ça me touchait mais aujourd’hui, je ne fais plus attention à ça, je continue simplement de travailler pour vivre mes rêves. Etre une femme dans ce milieu peut être compliqué au début, il y a un cap à passer. Mais ça peut ensuite être un atout dans une certaine mesure car nous sommes minoritaires. Les gens ne sont pas bêtes, ils savent reconnaître un artiste féminin qui est là juste grâce à son physique d’un artiste qui travaille vraiment.

Passion BPM : Merci beaucoup Thaïs pour ton temps et on espère te revoir bientôt. 🙂

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ENGLISH TRANSLATION :

Hysta is a rising star within the Hardcore scene. When only 23 years old, we can see her at many events and she releases bomb tracks on some big labels !

Just arrived from Bulgaria and after a great set at Elektric Park, Thaïs gave us a few minutes to talk about her love for Hardcore, her best memories and also her biggest dreams.

Passion BPM : Thank you very much Thaïs for your time. How are you doing ? It seems you have just arrived from Bulgaria. Isn’t it difficult to be back in France ?

Hysta : I am a little bit tired but I’m fine, thank you ! I am back from Bulgaria where I have been since last wednesday. I had time to visit and spend time with Bulgarian people, it was awesome ! I was booked to a festival lost in the woods, it was like a rave party. We had to walk through wooden pallets to reach the scene, it was funny ! Bulgarian people have a very different culture than us. Psytrance is very popular there, I felt a little bit surprised to mix within a majority of Psytrance artists. Some violent Hardcore music after 10 hours of Psytrance, for sure it woke up the crowd ! It was actually a 2-day festival with a lot of different styles : Indus, Hardtechno, Drum n Bass, Crossbreed, Psytrance, Hitech, Hardcore… It was a great experience !

Passion BPM : Before going further, can you introduce you quickly ? How did you fall in love with Hardcore ?

Hysta : My name is Thaïs, I am 23 years old. I started making music when I was 16, in a caravan in my dad’s garden. On the weekends, I worked with my big brother to buy my first turntables, my first vinyls… In fact, I grew up in South America and came to France around the age of 13-14. In the beginning, I hated France, I didn’t feel well there. Then I went to my first free party when I was 15. I heard Hardcore for the first time and I told myself that I wanted to make my life in Hardcore, this music is beautiful. On that day, Hardcore became my whole life. I continued going to party then I organized my own parties at 16 years old. I started mixing under the name of Hysta in the aftermath. I then had my first club bookings in 2017, for instance with Le Bask and Peacock.

Passion BPM : Our media is called Passion BPM, can you tell us how many BPMs is your heart beating ?

Hysta : I would say that my perfect set starts at about 170 BPM and ends at 210 BPM, a very progressive set which goes up well and destroys everything at the end !

Passion BPM : What are your favorite genres within Hardcore? Which artists inspire you the most ?

Hysta : Initially, I was mainly into Hardcore oldschool, Early Hardcore, Millenium so everything from the 1990s to the early 2000s. I love the old MOH, Megarave, Rotterdam, Third Movement, Traxtorm… At first, I only swore by the vinyls. At this time of my life, I mixed at free parties. But as soon as I started to be booked in clubs, I was not always able to mix on vinyl, for example for my first booking in Switzerland, in Geneva. I started to take an interest in what was being done today. I didn’t really know a lot about the current Hardcore scene at this time. I discovered it little by little by travelling. I had a turning point in my life. I was tired of playing at free parties. I really wanted to understand the history of Hardcore, to meet the people who created it. I wanted to know everything ! I had just started my graphic design business, I didn’t have a lot of money.. So I spent hours and hours on buses going to the Netherlands, Switzerland or Belgium to meet DJs, producers and different actors of the Hardmusic scene and ask them a lot of questions, ask them what it was like at the time of the Millennium Hardcore, go to shops… I had the chance to meet all my idols and tell them that they changed my life with Hardcore !

About my sources of inspiration, there are many but I would say Promo, Lem-X, Chosen Few, Placid K, Panic, DJ Vince, Shadowlands Terrorists… For my recent influences, I would say Furyan mainly for his kicks, N-Vitral, Angerfist, Tha Playah…

Passion BPM : How would you define your music ? What is the Hysta style ?

Hysta : It’s a tough question because I tried a lot of things, a lot of sounds, a lot of plug-ins.. From my Gabber Madness release last January, I really found the sounds that I like, I am satisfied with my kicks, etc. I would say that my music is based on Hardcore mainstream with Oldschool influences, sometimes a little bit Frenchcore, sometimes a bit Uptempo. I would say that it is a mixture of several influences but it simply is Hardcore for me !

Passion BPM : You have just played at Elektric Park ! How was your set ? Did you play some new tracks ?

Hysta : It was my first time on such a big stage ! I have already done an event with 3000 people in Switzerland 2 years ago but I have never mixed on such a big festival. My driver was a little late so I arrived just before my set time. Finally, I didn’t have time to stress, I was less anxious than I thought. I prepared my set in my hotel room in Bulgaria, I was not very serene. But once I was on scene, I felt fine, the audience was really great ! I’ve played a lot of unreleased songs. There is a collab with my buddy Invaissor and Da Mouth Of Madness that will be released on his album. I also played another collab with a Spanish artist, Neox.

Passion BPM : Talking about your releases, do you have other tracks in the making ? 

Hysta : I am working on a collaboration with X-Pander which will be called Gamechanger. I have worked a lot on it in Bulgaria in my room ! The track will be released on Remzcore’s label, Cawfee Break. I’m working on another track for The Third Movement which will be called Antidote. I’m currently working with a vocalist for this one. Through the lyrics, I will explain that the antidote to this period is to return to being together, to sharing moments, in the continuity of my track Fuck 2020.

Passion BPM : One of your latest tracks, Atlantic, in collaboration with Advanced Dealer, sounds very personal and related to your childhood. Can you tell us more about this track ?

Hysta : I spent several years through sea as a child on a small sailboat. We made a trip from France to Spain, Portugal, the Canary Islands, Africa before crossing the Atlantic. It was almost one month along the sea ! You only see water, flying fishes, dolphins or stars… You are completely disconnected from everything, the days are shifting… You realize how tiny you are on this planet ! This experience really impressed me. We have endured hurricanes and earthquakes, we thought we were going to die several times ! We mainly lived in Guyana, along the Amazon forest. I wanted to share this experience so I got the idea for this track. I wrote the lyrics with my mom. The idea was to express how you feel when you’re in the middle of the ocean. I submitted the song to Advanced Dealer who liked it very much. He’s very good at melodies so we finally did a collaboration.

Passion BPM : You are more and more booked in France but also abroad like in Bulgaria, Austria or Germany ! What are your thoughts about that ? What are your 3 best experiences until now ?

Hysta : Before Covid, I had fewer and fewer dates in France. I lived in Switzerland then in the Czech Republic. I was not much consulted by French organizations at that time so I am very happy to have more bookings in France now because it is my country !

About my best memories, I first loved my experience in Croatia this summer. I was booked for an event the day after the Dropzone (run by former Hard Island organizers), organized by Bulgarians. They really wanted to work together so they got in touch with my agency. That’s why I took a picture with a Bulgarian flag while I was in Croatia ! The event took place on a boat. We cruised through beautiful landscapes, it was a great experience. I have stayed there for almost a week. We did the Dropzone together and then we partied on the boat. I really had a good relationship with the team, it was a pleasure to see them again last week and to spend good times together. In every country, I like to spend time with local communities and I don’t mind travelling alone. When it is possible, I land 2-3 days before my booking in order to have time to visit, ask questions about their culture, their scene…

Then I would say the first date I made in Prague with the X-Massacre team, once again on a boat, last year. It was the first night of reopening after Covid, the event was sold out very quickly ! At the announcement of my name, a lot of people did not know me but there was a crazy atmosphere on the boat, the crowd reacted very well to my set ! I really liked the country. We can party without stopping. There are Techno, Hardcore and especially Drum n Bass parties all the time ! They really have a big Drum n Bass culture out there.

I also really liked the Bikini in Toulouse last week for the ZUT party organized by Karnage. It’s a huge club with a crazy acoustic ! A year and a half before, I went there to mix for the first time because I won a DJ contest. I did the warm-up. Last week, I really played there in the biggest club in Toulouse, fully packed with a crazy atmosphere, it was so good !

Passion BPM : If you have 3 dreams you wish to achieve, what would they be ?

Hysta : I am not very into setting too much goals not to be disappointed. 

But if I have to answer, I’d say my biggest dream would be to play at Thunderdome.

I am also very attracted to countries where Hardcore is not very popular. Playing my music in those countries and talking to the local communities to know more about their Hardcore scene, that would be very interesting. I would be very curious to play in countries such as Russia, Japan or America. I see so many differences in the audience between each country, they are not within the same cultural sphere at all. It’s amazing to see how Hardcore music can bring together so many different people.

Finally, I would say doing a track with DJ Promo or remix one of his tracks from the Millenium era.

Passion BPM : It’s not so common to see a 30% female line up like today at the Red Stage of Elektric Park ! What is your opinion about the place of women in the world of electronic music and more precisely within the Hardmusic scene ? Do you think you have the recognition you deserve as a female artist ?

Hysta : If you want to do something, whether you’re a woman or a man, you have to go all the way. I am not the kind of woman to claim everywhere that I am a woman. If men have a problem with you, you just have to show them what you’re capable of. In my beginnings, when I was mixing, I had a lot of haters telling me I would never go anywhere. I still get a lot of insults or inappropriate comments. At first, it affected me but today, I no longer pay attention to it, I just keep working to fulfill my dreams. Being a woman in this environment can be complicated at first but then it can be an asset to some extent because we are a minority. People are not stupid, they know how to recognize a female artist who is there just because of her curves of an artist who really works.

Passion BPM : Thank you very much Thaïs for your time and we hope to see you again soon. 🙂

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