What The Kaze 2019 : la fête est totale !

Le 10 novembre 2019 se tenait à Avignon le What The Kaze Festival. Organisé par la même association qui est derrière le Hardkaze Festival, cet événement proposait une line up 100% Hardmusic et promettait une ambiance festive et déjantée. Les promesses affichées ont-elles été tenues ? Voici notre récap de cette journée !

Un concept original et décalé

Le What The Kaze Festival proposait un concept assez unique en ce genre.

Tout d’abord, l’événement se déroulait en intérieur dans un Parc d’Exposition en pleine journée, de 14h à minuit; ce qui était plutôt déstabilisant !

Contrairement au Hardkaze Festival où les artistes sont clairement mis en avant, ils venaient à What The Kaze davantage au service d’un show qui se voulait “what the fuck”. Preuve en est, aucune timetable n’a été annoncée. On ne vient pas à What The Kaze en priorité pour voir des artistes mais bien pour le concept en lui-même ! 

Ceci étant, la line-up était de très haut niveau avec des artistes majeurs de la scène Hardmusic tels que les duos Frequencerz et D-Block & S-te-Fan ou encore Paul Estak.

WTK 2019 - Passion BPM

It’s showtime !

Clairement mis en avant en présentation de l’event, le côté festif se retrouvait à la fois dans les décors de la scène, dans les animations sur scène, dans plusieurs shows comme la French Hour mais également à l’extérieur avec plusieurs structures de jeux gonflables !

Les décors de la scène étaient déjà complètement barrés.

En la regardant de près, on peut distinguer une sorte d’ “éléphant tentacule” avec des couleurs acidulées faites de bleu et de rouge. Dans les détails, la scène représentait une tête d’éléphant avec une espèce de mammouth en son centre. Ses yeux servaient de jeux de lumières grâce aux lyres. Les tentacules, qui étaient en fait des décors gonflables réalisés sur mesure, étaient là pour pimenter le tout. 

A chaque extrémité de la scène, des mandalas colorés en rouge et bleu permettaient de camoufler le backstage. Enfin, les logos de Hardkaze, Onkaze et What The Kaze ont été ajoutés sur chaque côté de façon très dynamique.

La scène servait de terrain de jeu à un show lumière qui a été géré de mains de maître. Les nuances de couleurs durant les shows étaient limite psychédéliques, nous en avons clairement pris plein les yeux. On regrette simplement l’absence de lasers qui est justifiée par des restrictions de la part du Parc Expo. 

La plupart des transitions entre chaque set étaient scénarisées, ce qui permettait de créer une ambiance festive. La Marseillaise pendant l’introduction de la French Hour a par exemple été reprise en chœur et avait bien chauffé le public ! Il y avait également des shows de pole dance sur scène lors de plusieurs sets. Les MC du jour, Tha Whatcher, Dann Laner et Krykor par moment ont aussi bien su réveiller la salle quand il le fallait !

Le show orchestré à la sauce hollandaise aura donc fait son effet tout au long de la journée. Avec une ambiance digne d’une scène sous un chapiteau dans un event outdoor comme Defqon.1 ou Decibel Outdoor, on oublierait presque une nouvelle fois que nous sommes en France !

Néanmoins, on pense que le côté festif aurait pu être poussé encore plus loin. Peut-être y aurait-il pu avoir d’autres shows en mode French Hour. Également et c’est essentiellement lié à des restrictions de la part du parc des Expos mais de la pyrotechnie supplémentaire et surtout des confettis ou encore des ballons gonflables auraient amené un petit plus. Il aurait aussi été intéressant de faire venir des artistes type acrobates dans le public ou aux abords de la scène pour apporter un côté fun.

Enfin et c’est une priorité pour tout amateur de Hardmusic qui se respecte, la qualité sonore était clairement au rendez-vous ! Qualité L-Acoustics oblige, les infras étaient réglés aux petits oignons. Il suffisait de se mettre sur le podium VIP pour sentir vibrer ses jambes ! Les aigus et medium étaient eux aussi réglés comme il le fallait. Ce fut un challenge pour les ingénieurs de sortir un son de qualité au vu de la structure très particulière de cette salle. Bravo à eux !

Des sets déjantés

Chargé d’ouvrir le bal, Krykor, DJ résident de l’Xses, a joué 30 minutes en mode oldschool avec du Scope DJ à l’ancienne ou encore Loopmachine de D-Block & S-te-Fan. Un set parfait pour se mettre en jambes.

Ruthless ensuite a attaqué fort d’entrée avec un edit de Do You Like Bass In Your MF Face avec une ribambelle de kicks différents. Il a joué un set très varié entre remixes de titres connus, des classiques Tekstyle et du Hardstyle euphorique.

La French Hour a permis à nos talents français, Empira, Pulserz, Soulblast et Maissouille de jouer quelques nouvelles productions et des titres moins sérieux. Nous retiendrons un nouveau morceau tribal un peu en mode psystyle d’Empira ainsi que son remix de One More Time bien senti pour démarrer le set. Ensuite, côté Pulserz, nous avons reconnu l’edit Hardcore de Hardsterix & Rawbelix de X-Pander ! Il a également joué de nouveaux morceaux qui sortiront sur son album prévu pour l’année prochaine. Concernant Soulblast et Maissouille, nous connaissons moins leurs univers respectifs mais ils ont bien mitraillé !

Après un final à 200 BPM, nous retrouvons des Frequencerz inquiets. Comment repartir sur du Hardstyle après ça ?! Ils ont bien géré le problème en partant assez fort avec du Stealth Mode dès les premières minutes puis en redescendant en Hardstyle moins bourrin avec leur anthem de Defqon, Renegades qui passe toujours bien ou encore Starlight. 

C’est ensuite au tour de D-Block & S-te-Fan de retourner le parc Expo avec leur style qui a conquis la scène Hardstyle cette année. Ils ont joué un set très proche de ce qu’il avaient proposé à Impaqt avec du Ghost Stories, leurs collabs avec Deepack et D-Sturb mais également un nouveau titre génial qui pourrait bien s’intituler Party People.

Place ensuite au raw avec en premier acte Act Of Rage. En jouant son morceau phare Raveline dès le début, il a annoncé la couleur ! On retiendra aussi Let The Games Begin, en collaboration avec D-Sturb, qui fait toujours autant vibrer les festivaliers. Pour le reste, son set était assez mélodieux dans l’ensemble avant de faire monter les BPM à la fin avec Kick van staal pour conclure tout en violence.

En tout cas, Rooler derrière lui ne s’est pas fait prier pour jouer du raw sale en mode Gearbox, son ancien label, et en mode Aggressive Records, son nouveau. La foule a été retournée dans tous les sens avec son edit de YES!, The Rules, le fameux Klaplongen par Sickmode ou encore Gang. 

Paul Estak, véritable légende de la Hardmusic, était en charge de démarrer la partie Hardcore, ce qu’il a fait avec talent à coups de titres mythiques comme Hardcore Vibes.

On retrouve bien le côté what the fuck après avec un vs de 30 minutes entre Act Of Rage et Rooler qui se sont réunis pour remplacer Angerfist qui a dû annuler sa venue, malade. Ils ont joué full Hardcore avec plusieurs exclus surprise d’Angerfist que l’homme masqué leur a envoyé juste avant le set ! On espère que vous avez été attentifs !

Suite à 30 minutes de Maissouille en live, toujours en remplacement d’Angerfist, Deadly Guns puis D-Fence se sont chargés de nous achever en mode Uptempo, l’occasion de se défouler une dernière fois sur des sons comme My Last Resort.

Une organisation au poil

L’organisation était carrée et bien ficelée dans l’ensemble. 

Malgré une file d’attente relativement longue pour aller acheter les kazes (monnaie du festival) après l’ouverture des portes, ce système a ensuite permis d’avoir des queues tout à fait correctes aux différents bars et food trucks.

Au niveau des toilettes, ils étaient en nombre suffisant.

Le personnel de sécurité était très réactif mais également assez agréable, ce qui n’est pas tout le temps le cas.

Les différents flux de personnes étaient bien gérés, nous n’avons rien remarqué de particulier à signaler.

Petit bémol concernant les bars avec l’absence des verres de 40cl qui avaient été annoncés par l’organisateur. Ils ont dû réadapter les prix des boissons au début de l’event, ce qui a semé la confusion et provoqué quelques mécontentements. Ceci est dû à une erreur du prestataire.

Un nouveau challenge relevé avec brio

Dans un contexte bien différent du Hardkaze avec de nouveaux défis devant eux, Onkaze a une nouvelle fois prouvé à tout le monde de la Hardmusic en France qu’ils étaient au-dessus du lot.

Ils ont proposé une nouvelle fois du très lourd que ce soit niveau décors, show visuel et son, le tout avec une organisation sans accroc majeur et malgré des restrictions importantes.

Nous signons volontiers pour une What The Kaze 2 encore plus déjantée !

Avant cela, nous vous donnons rendez-vous le 15 février 2020 pour le prochain événement de Onkaze Music avec une troisième édition du Hardkaze Festival qui devrait être encore au-dessus des deux premières. Apparemment, nous aurons droit à une pluie de lasers jamais vue en France..

Enfin, nous remercions toute l’équipe Onkaze pour leur accueil et leur dévouement sans faille pour la Hardmusic qui se développe en France en grande partie grâce à eux.

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