Dream Nation 2019 : un rêve à vivre

Les 20, 21 et 22 septembre derniers se tenait l’édition 2019 du festival Dream Nation. Autour de trois soirées articulées autour de la Techno, de la Psy, de la Bass Music et de la Hardmusic, Paris a cette année encore vibré au(x) rythme(s) de la musique électronique le temps d’un week-end.

Une partie de notre équipe était sur place pour le main event du samedi et nous en avons vraiment pris plein les yeux. Voici notre retour rapide sur ce bel événement.

Bienvenue aux Docks de Paris !

L’événement se déroule dans les anciens Magasins Généraux de la Ville de Paris, des bâtiments du début du siècle classés Patrimoine Culturel National.

L’ensemble des bâtiments et des allées constituant un espace de 22000 m² est donc aménagé entièrement par Dream Nation afin d’en faire un véritable festival. Les docks se transforment ainsi en dancefloors tandis que les espaces extérieurs sont conçus afin d’y disposer des food trucks ou autres bars qui étaient d’ailleurs en nombre suffisant.

Grâce à l’expérience acquise depuis 5 années maintenant, l’organisation est plutôt bien ficelée. Le trafic est fluide. L’attente aux différentes entrées et aux bars est correcte. La gestion des vestiaires qui était catastrophique il y a 2 ans (lien vers notre report) était également plutôt bonne cette année.

Cependant, le fait que ce soit de vieux bâtiments classés et non idéalement conçus pour accueillir pas moins de 15000 personnes a son lot de points négatifs.

Premièrement, malgré une climatisation qui était exploitée à son maximum, il faisait très très chaud ! Il était plus prudent de bien s’hydrater et de prendre des pauses régulièrement. Des bars distribuaient d’ailleurs gratuitement des verres de glaçons !

© ChlPhotographe_DREAMNATION-10

Le bâtiment du Dock Eiffel qui faisait office de scène Hardmusic est fait de pierre et de métal et est donc particulièrement dur à sonoriser, ce qui explique un son manquant parfois de basses et de profondeur. Le son était pour le reste plus que correct sur les autres scènes.

Enfin, il y a très peu de portes d’accès aux différents docks, ce qui crée parfois de l’attente et des petites bousculades. Mais vu que ce sont des bâtiments classés, ils ne peuvent pas pousser les murs ou aménager d’autres points d’accès.

Au final, malgré les défauts inhérents au lieu, l’atmosphère industrielle du lieu conjuguée à une organisation sérieuse font que l’on a passé un agréable moment.

Des lasers à foison

Le gros point fort du festival se situe clairement au niveau de la qualité du spectacle visuel.

Les scènes étaient toutes équipées de gigantesques écrans de très haute résolution, 258 plus exactement. Cela permettait de diffuser des mappings vidéo qui rendaient très bien, d’autant plus lors de performances d’artistes ayant un univers visuel très spécifique, notamment sur la scène Psy.

Les jeux de lumière étaient également très réussis et toujours bien en phase avec la musique.

Au niveau des lasers, Dream Nation n’a pas lésiné sur les moyens avec pas moins de 18 lasers. Il y en avait à foison et de toutes les couleurs, nous en avons vraiment pris plein les yeux comme trop rarement en France.

On aurait apprécié en complément de la pyrotechnie et un peu plus de décors mais ce qui était proposé est déjà du haut niveau.

Voici un retour en image sur les 4 scènes :

  • Hardmusic (c) Jeg d’Ekivok_IMG_5799

La scène Hard était très originale et représentait une porte des étoiles identique à celle qu’on peut voir dans la série SF de Stargate SG-1.

  • Psy© Designatic_DES_8085
  • Bass Music© Mclmpht_Fin19
  • Techno© Mclmpht_Fin49

Des sets de qualité

Avec une line up assez pointue sur les 4 univers représentés, il y en avait vraiment pour tous les goûts. Nous n’allons pas revenir en détails sur la programmation, voici notre article qui en parle en long et en large !

Avec la chaleur et les différentes rencontres que nous avons pu faire lors de la soirée, nous n’avons pas forcément suivi les sets dans leur intégralité. Voici quand même un petit aperçu de ce qui nous a marqué.

Après un warm up réussi de Megiddo oscillant entre Hardstyle classique (Natural de Davide Sonar), raw classique (Beholder, Zany…), des sons plus actuels avec du D-Sturb mais également ses propres productions, nous avons assisté à une bonne moitié du set de X-Pander.

Étant désormais plus axé Hardcore, il a annoncé sur ses réseaux sociaux qu’il s’agissait très certainement de son dernier set Hardstyle, en tout cas avant un long moment. Il nous a en tout cas vraiment régalé d’entrée avec ses atmosphères dark en mode Hardstyle si reconnaissables et qui vont nous manquer… Le petit Crucifix d’E-Force qu’il affectionne tant a fait plaisir. Il avouera ensuite à notre micro avoir terminé en Hardcore ! Découvrez ses sensations à Dream Nation ainsi que plein d’autres informations à propos de lui, de son passé et de ses projets dans notre interview.

Place ensuite à la fin du set de Rebelion en vs avec Malice. Dans ce dernier quart d’heure, nous étions plus sur du Hardcore que sur du Raw avec une édit Hardcore de We are The Extreme de Malice et c’est déjà très très violent alors qu’il est à peine 1h !

Nous avons ensuite suivi une partie du set de Radical Redemption. Par chance, nous arrivons pile au moment de sa collab que nous attendions tant, 20 000 volts. Avec le clip diffusé sur les écrans géants et son énergie aux platines, le public était survolté. Pour le reste, c’était un Radical en mode violent avec là aussi un gros final Hardcore. Nous avons adoré le remix de Street Fighter par Audiofreq.

N-Vitral ensuite n’a pas mégoté et a lâché un set tout en violence et plein de maîtrise avec en point d’orgue son anthem de Masters Of Hardcore, Vault Of Violence. Nous chauffant d’entrée avec The Last Resort, il a sorti toute sa panoplie entre du Hardcore mainstream comme sa collab avec Angerfist, Bare Nuckle Fist, des sonorités Industrial et un final Uptempo/Terror.

Pour le reste, la Bass Music se faisant rare en France, nous avons passé le plus clair de notre temps dans la salle dédiée aux sonorités Dubstep et Drum’n’bass.

Avec des basses très bien réglées et qui vibraient bien, nous nous sommes régalés tout d’abord avec le set d’artistes que nous découvrions : Spag Heddy x Dubloadz. Avec un univers visuel complètement décalé mais surtout des sonorités Dubstep bien sales, nous nous sommes laissés aller volontiers d’avant en arrière. Le final sur Break The Riot de Dubloadz était incroyable, quelle énergie !

Nous avons enfin suivi le set de 12th Planet x Riot Ten qui ont joué entre autres Gattekeeper de TRVCY.

Puis celui de Black Sun Empire qui nous a offert un set full Drum and Bass limite Jump Up qui a fini d’achever nos jambes. Ils ont joué Dinausaur Bass de Teddy Killerz et Raiser mais aussi Executor de Pythius.

Un bilan plus que positif

Dream Nation a semble-t-il franchi encore un nouveau palier cette année notamment en terme de qualité de scénographie et d’organisation.

Souvent associé à la Techno Parade, le festival n’a pas eu besoin d’elle cette année pour faire carton plein et marquer un gros coup. Le public, plus frais, était même encore plus motivé que lors des précédentes éditions !

Niveau Hardmusic, les différents artistes se sont vraiment lâchés avec une violence extrême, bravo à eux et au public qui a répondu présent !

Malgré des petits détails à peaufiner et encore quelques paliers à franchir niveau décors et pyrotechnie pour définitivement entrer dans la cour des grands, nous sommes ravis qu’un tel festival existe en France. Nous sommes confiants pour la suite et plus que chauds pour retenter l’expérience dès l’année prochaine !

Enfin, nous remercions sincèrement Nadia et Estelle ainsi que Charlotte et Déborah pour leur professionnalisme et leur disponibilité dans le cadre du partenariat que nous avons tissé pour ce festival, vous étiez au top !

2 réflexions sur “Dream Nation 2019 : un rêve à vivre

  1. Pingback: Supremacy 2019 : La Raw par excellence | Passion BPM

  2. Pingback: Supremacy 2019 : le raw par excellence | Passion BPM

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