Airforce 2019 : un event qui prend son envol

Le samedi 3 août dernier se tenait une nouvelle édition de Airforce Festival, à Enschede aux Pays-Bas. Situé sur une base militaire, cet event proposait cette année 6 areas, avec un équilibre entre sons commerciaux (à l’échelle du Hardstyle et du Hardcore, précisons) et productions beaucoup plus underground. Voici notre résumé de ce festival qui fêtait, rappelons-le, seulement sa quatrième édition.

Les scènes

Airforce Festival proposait donc cette année 6 scènes différentes :

  • Un mainstage allant du Freestyle au Hardcore en passant par le Hardstyle, selon les moments de la journée, avec des artistes tels que Darkraver, Paul Elstak, Sub Zero Project, Frequencerz, Sefa ou encore Angerfist.
  • Un stage Hardstyle allant du Hardstyle standard actuel (Devin Wild, D-Block & S-te-fan, Keltek…) au Raw (Act Of Rage, E-Force, Regain…).
  • Une area BKJN axée sur les variantes plus agressives du Hardcore, majoritairement Uptempo et parfois Frenchcore.
  • Une area PRSPCT XTRM pour les amateurs de Crossbreed et Industrial.
  • Une area Hardcore standard qui a également proposé de l’Uptempo par instants lors des sets de N-Vitral, Deadly Guns ou F.Noize.
  • Une scène « Rooftop », assez inclassable, mais dont on dira qu’elle était axée sur des sons Freestyle, parfois Jumpstyle de l’époque, et par moments Hardstyle / Hardcore (des années 2000 et actuel).

Je précise que je n’ai assisté qu’à la journée du samedi, et n’ai pas profité du camping ni de la preparty du vendredi soir ou de l’afterparty de la nuit de samedi à dimanche. Arrivé quasiment dès le début de l’event grâce aux navettes proposées par l’organisation depuis la gare d’Enschede, la file d’attente est très courte et 5 minutes suffisent pour passer les étapes de la validation du billet puis de la fouille (très légère dans mon cas…).

Le lieu et l’organisation

Comme précisé précédemment, l’event se situe sur une base militaire. A titre personnel, il s’agit d’un des spots que j’ai préférés parmi tous les events de taille similaire que j’ai pu faire. En effet, les lockers, les bars et les différentes scènes sont très facilement accessibles en très peu de temps ! Un vrai plus. Entre le main et la scène Hardstyle, c’est-à-dire les deux scènes les plus éloignées en termes de distance, 3 minutes de marche suffisaient. Les scènes PRSPCT XTRM et le Rooftop étaient peut-être un poil trop proches l’une de l’autre, laissant entendre le son de l’une lorsqu’il y avait un break sur une track jouée sur l’autre area.

Très tôt dans l’event, comme pour beaucoup j’imagine, je remarque qu’aucun point d’eau n’est réellement mis à disposition pour re-filler les bouteilles. Soit, mais pour un paquet de monde, cela aura constitué un petit motif de déception.

Les sets

Les deux premières heures ont surtout été pour moi l’occasion de naviguer entre les différentes areas. Je constate que le son est déjà très fort et bien réglé sur le Main tout comme sur le stage Hardstyle (en étant tout devant, j’entends). Petite déception personnelle concernant les stages BKJN et PRSPCT XTRM, le premier car le son y est un peu trop écrasé, probablement dû à la disposition même (indoor) de l’area, et le deuxième tout simplement car le système son est trop léger par rapport au style musical proposé. N’empêche, goûts personnels oblige, je finis par davantage rester sur le spot PRSPCT, où Rudi Ratte propose déjà des sons entre Indus et Crossbreed.

Les gens arrivent en masse pour le set de THE SATAN qui fait plaisir avec un set aux tracks très décousues et agressives, comme espéré, avec beaucoup d’énergie tant derrière les platines qu’au niveau du public qui, à l’évidence, est assez connaisseur. Au final, c’est 80% de Crossbreed, 10% d’Indus et 10% d’Uptempo sur la fin histoire de permettre au public de jeter ses dernières forces dans la bataille.

En parallèle de son set, j’ai également fait un saut par la scène Hardstyle pour apprécier une partie du set de D-Block & S-te-fan qui ont proposé du Hardstyle mélodieux comme ils en ont le secret. Mention spéciale à « Lights Out » qui fonctionne toujours très bien sur l’audience. Ils ont également joué « Still Standin’ » d’Headhunterz, une track qu’on entend finalement pas tant que ça en festival.

L’heure suivante, elle encore, est partagée entre le Hardstyle de Keltek et le Crossbreed balancé par Adamant Scream sur le stage PRSPCT. L’agressivité de cette dernière m’incite à rester là et à profiter d’un set à 175 BPM de moyenne, résolument axé Crossbreed, et ce toujours entouré d’une centaine de personnes qui squattent la même area quasiment depuis l’ouverture de l’event. Avec le temps, au fil des discussions éphémères, je comprendrai qu’il s’agit surtout d’allemands, pas étonnant vu qu’Enschede se situe à la frontière néerlando-allemande.

A 17:00, direction le mainstage pour assister au set de l’auteur de l’anthem, Killshot. Le type dégage comme toujours une énergie de dingue on stage et joue bien entendu l’anthem, repris en chœur par le public. Sans surprise, il propose un set Raw où basses grasses et kickrolls en pagaille font résonner les structures métalliques et les tympans des fans.

De 17:45 à 18:45, place à [KRTM] dont la spécialité est de jouer une sorte de Techno hypnotique avec des kicks inspirés de l’Indus. Sa track « Soleil » est un bon exemple de son univers. Difficile à décrire comme set, le mieux était d’en être ! Certains passent une tête et repartent aussitôt, surement étonnés par le BPM lent proposé à cet instant. D’autres curieux sont captés par l’énergie du public passionné par cette variante innovante du Hardcore (ou de la Techno, selon le point de vue). A titre personnel, j’adore. Si c’est beaucoup moins intense physiquement comparé au Hardcore classique, c’est en revanche une très agréable expérience d’un point de vue purement musical. N’hésitez pas à voir un set de cet artiste quand vous en aurez l’occasion !

Je passe ensuite rapidement par le mainstage pour voir combien Sefa a attiré de monde. Sans surprise, le main est bien plein. Mais sans surprise également, le contenu joué ne me plaît absolument pas donc demi-tour et direction le stage BKJN. Je ne bougerai plus vraiment de ce stage jusqu’à mon départ anticipé vers 22:00, devant rentrer en train et les horaires de la NS (la société de trains néerlandaise) me contraignant à partir tôt pour ne pas manquer de correspondance par la suite.

Mention spéciale à Angernoizer qui a retourné le BKJN mais une pensée également à ceux qui étaient présents sans protections auditives. En effet, bien que pas ultra-clair, le son sur le BKJN était cependant très fort à ce moment de l’event. Les kicks + basses Uptempo faisaient mal si on n’était pas protégé… Beaucoup se bouchaient les oreilles avec les mains à certains instants même en étant à l’évidence partis sur une autre planète, c’est dire !

Conclusion

En résumé, Airforce Festival est un excellent event, et ce en grande partie grâce au nombre équilibré de stages et à la faible distance entre chacun d’eux. Il y a également une très bonne mentalité sur place avec un public de connaisseurs. Je n’ai quasiment aperçu aucun amateur qui aurait dansé n’importe comment ou n’aurait pas respecté les autres participants, et c’est un aspect bien agréable ! Le personnel au bar, très sympathique dans l’ensemble, et les temps d’attente pour obtenir ses tokens ou ses boissons sont également des points très positifs.

En guise de petits bémols, je dirais le placement voire l’existence en elle-même du Rooftop freestyle qui n’a jamais été vraiment plein. Son intérêt était peut-être de rebooster une partie du public en jouant des classiques entendus depuis 15 ans mais qui ont toujours le mérite de réveiller les gens, tels que « Outside World », « I Like It Loud », « Music Made Addict » de D-Block & S-te-fan, ou « Darkside » de MWAK. L’absence de point d’eau était regrettable elle aussi. Enfin, la situation géographique de l’event est l’une des moins pratiques aux Pays-Bas, sauf si on habite en Allemagne bien sûr, ou vers Nijmegen ou Arnhem. Mais pour qui vient de Belgique, de France ou des villes néerlandaises telles que Rotterdam ou Amsterdam, ce n’était pas l’idéal.

Je signe volontiers pour participer à l’édition 2020, en espérant un effort majeur quant au nombre de caissons sur le stage PRSPCT XTRM, et un son mieux réglé sur le BKJN. Pour le reste, rave on.

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