Après des années d’attente, Gaia nous fait voyager jusqu’aux lunes de Jupiter.

Le premier album de Gaia, Moons of Jupiter est enfin sorti ! Voici nos impressions.

Gaia est une divinité antique grecque, personnification de la Terre et deuxième créature à avoir émergé lors de la création de l’univers.

En 2000, le projet collaboratif Gaia est formé par Armin van Buuren et Benno De Goeij. Ils développent autour de leur groupe une thématique mythologique que l’on retrouve dans les visuels des écrans lors de leurs sets et dans les chasubles que portent les deux DJ qui s’amusent à cacher leur identité pour donner davantage vie à leur alias.
Pour rappel, voici les précédentes sorties de Gaia : 4 Elements, Tuvan, Aisha, Status Excessu D, Stellar, J’ai envie de toi, Humming the lights, Empire of hearts, Carnation, In Principio, Inyathi, Saint Vitus, Crossfire.

Depuis le 21 juin, jour du solstice d’été, leur premier album tant attendu est sorti. Il porte le nom de Moons of Jupiter (en français Les lunes de Jupiter). Le thème choisi est donc tourné vers les étoiles mais raccord à la volonté mythologique d’origine puisque Jupiter est aussi le dieu romain qui gouverne le ciel et la terre.

Chaque titre de l’album fait écho aux lunes de Jupiter, d’où le titre. Il se compose de 2 CDs, dont le deuxième a pour unique différence d’enchaîner les titres.
Moons of Jupiter se révèle être résolument rétro-futuriste, et disons-le, le résultat n’est pas ce à quoi on aurait pu s’attendre. Parce que d’abord, il s’agit d’inédits, les titres cités ci-dessus n’étant pas présents sur l’album, et parce qu’il ne s’agit pas d’un album estampillé Trance, les genres sont différents. On y trouve de l’Ambiant, de la Chill Out, de la Melodic Techno, de la Trance et même de la House (Elara).

C’est un opus aux influences multiples. Certains titres font penser à la B.O. de Tron (1982), à l’album A Posteriori d’Enigma (2006), ou constituent un hommage assumé à l’oeuvre de Jean-Michel Jarre, maître et pionnier de la musique électronique selon Armin Van Buuren (Jupiter LXXI).

La proximité avec d’autres productions d’Armin est bien là, surtout avec Last stop before heaven (Intense, 2013).

On note aussi le titre Euporie, qui ressemble à s’y méprendre à du Markus Schulz.

La progression rythmique est crescendo. Lent au début, le rythme s’excite un peu à partir de Himalia.

Il faut donc être patient pour découvrir autre chose qu’un album mou, et même attendre le 12ème titre, Dia, pour ressentir l’envie de bouger.

C’est un album hétéroclite, presque expérimental pour quelques titres (Lost).

A l’écoute, à part pour l’ambiance planante, on est peu habitués à ce genre de créations de la part des protagonistes de Gaia. On a plus l’impression de se trouver face à un album de « salon », et il est assez inenvisageable de danser sur nombre de ses morceaux durant un set autre qu’un warm up. Les textures sonores permettent difficilement de s’amuser sur un event Trance autre que sur une scène Minimal pour les morceaux les plus élevés en BPM, la faute à des mélodies light, ou à une absence de kicks (Jupiter LX).

En réalité, Moons of Jupiter nécessite plusieurs écoutes pour être apprécié à sa juste valeur. Passé le fait de s’attendre à un album dans la veine des précédents titres de Gaia, on apprend à savourer ce virage sonore.

On attend impatiemment des remixes pour étoffer les mélodies, allonger la durée des morceaux (3 minutes en moyenne) et créer des rythmiques plus entraînantes, si tant est que ces remixes soient prévus.

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