Decibel 2016 : une quinzième édition réussie

Le week-end dernier se tenait aux Pays-Bas, près de la frontière belge, la quinzième édition de Decibel Outdoor Festival, festival dédié à la Hard Dance sous toutes ses formes, allant du Hardstyle au Hardcore en passant par la Hardtechno ou encore le Raw.

Aurélien, Loick et Sylvain étaient sur place la journée du samedi. Et c’est peu dire que nous avons adoré cette édition tant pour les sets que l’ambiance, le show, les décors ou encore le cadre.

Voici un compte-rendu de notre ressenti sur l’event.

Le lieu

Le cadre est clairement l’un des plus grands atouts de ce festival, notamment par rapport à sa « grande sœur » Defqon.1. En effet, Decibel se déroule près d’un lac à proximité du Safari Park de Bergen. Les scènes étant articulées tout autour du lac et de plusieurs jets d’eau, il est très agréable de se promener d’un stage à l’autre. Il est même possible de se tremper les pieds dans l’eau au rythme des basses, ce qui est très appréciable. Une partie du festival se déroule également dans les bois, ce qui donne un côté « sauvage » au festival qui plaît notamment aux festivaliers ayant l’esprit teuf. Car c’est aussi ça Decibel : il y en a pour tous les goûts.

Le show et l’ambiance

L’ambiance était, comme dans chaque event Hard Dance néerlandais, très bonne et très bon enfant. Nous n’avons aperçu aucune bagarre, aucun mouvement de foule. Tout le monde est là dans un très bon état d’esprit et avec le sourire. On ne cesse de le répéter, mais l’ambiance néerlandaise est vraiment un modèle à suivre.

Chaque scène a sa propre ambiance et sa propre identité, ce qui permet à tout le monde de pouvoir trouver celles qui lui correspond.

Concernant le show, on s’attendait à un peu mieux, sur le Mainstage notamment pour le show des 15 ans de Decibel et le endshow, trop simplistes même si efficaces. C’est clairement là que Defqon.1 est au-dessus de Decibel.

Par contre, encore une belle réussite pour la scène Pussy Lounge avec des DJ’s survoltés et des animations tout au long de la journée.

Les scènes et le décor

Avec plus de 15 scènes réparties tout le long du lac entre le Decibel Mainstage et la scène Pussy Lounge, les festivaliers avaient de quoi trouver leur bonheur. Car comme nous l’avons dit, tous les styles d’Hard Dance Music étaient présents, en passant du Hardstyle euphorique sur la scène Euphoria vers les sonorités les plus Raw sur les deux scènes Loudness et Extreme Loudness, pour finir sur des tempos plus rapides à la Darkness4Life Uptempo et Industrial. Il y avait en plus des scènes habituelles une scène Desperados et une mini-scène « Alhoa » située pas loin de la Pussy Lounge.

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Les décors étaient simples mais efficaces, tout en respectant le thème des voyages « vintages » à l’américaine.

Decibel Mainstage : Le mainstage a surtout vu jouer les DJ Hardstyle et Raw les plus côtés du moment. Le thème était principalement axé sur les courses de voitures sur les ovales bitumés, aussi appelés « Speedway ». Les 3 grands écrans rendaient bien, notamment pendant le endshow, et le jeu de couleurs est efficace. Si la scène paraît moins massive sur les photos, on peut vous dire qu’elle était impressionnante sur place.

Pussy Lounge : La seconde grande scène du festival où les sonorités Freestyle faisaient vibrer les mordus du genre. Un thème très exotique style iles Hawaiiennes faisait tout le charme de cette scène (sans oublier bien sur les danseuses 😛 ).

Euphoria : Comme son nom l’indique, le Hardstyle euphorique est mis à l’honneur dans cette scène sous chapiteau. Le thème était un peu axé sur le style cabaret voir théâtre.

Remember : Cette scène a ravi les puristes de sons oldschool, de nustyle et de reverse bass ! Avec un thème un peu science-fiction vintage rappelant les premiers films du genre, on est bien dans un univers un peu nostalgique.

Hardcore4Life : Pas grand-chose à dire par rapport au décor de cette scène et comme son nom l’indique, c’est le Hardcore qui prend le dessus !

Darkness4Life Industrial : Une scène qui a su faire parler d’elle ! Située dans les bois pas loin du Mainstage, on était dans un esprit plus teuf que festival ! Les aficionados du genre ont pu trouver leur bonheur en tapant du pied sur du bon Hardcore Industriel !

Darkness4Life Uptempo : Située sous un chapiteau non loin de la scène Industrial, le Hardcore Uptempo était à l’honneur. Niveau décor, c’était plus un style « manoir ».

Back2School : Aussi placée sous un chapiteau, cette scène retrace les classiques de la musique Hardcore.

1992 is 4 you : Une scène sympathique mi-couverte retraçant les sons un peu Techno-Trance belge des années 1990 ; l’occasion d’écouter les samples qui sont repris un peu partout sur les autres stages. 😛

Refuse : Située sur une petite rivière, la scène Refuse avait un décor du style « Motel ». La Hardtecho/Schranz faisait vibrer le corps des addicts !

Drop The Bass : Un petit peu caché sur un autre plan d’eau et à côté d’une grande cabane en bois, les sonorités Drum’N’Bass et Crossbreed étaient mises en avant sur cette scène qui était particulièrement intime.

UP : Une autre scène située sur un plan d’eau au plein milieu du festival. Le Jumpstyle et la Tek ont permis de faire jumper les adeptes du genre.

Loudness : Située sur le lac et sous un grand chapiteau, le Raw mainstream était à l’honneur avec les artistes les plus connus du moment. Comme depuis 2-3 ans maintenant, il s’agit du plus grand chapiteau en terme de superficie, tant le raw attire de monde.

Extreme Loudness : Changement d’emplacement par rapport à l’année passée pour cette scène située non loin du Pussy Lounge, sur le lac. La scène étant arrivée à saturation au niveau de la fréquentation en 2015, elle était cette année plus grande pour accueillir les fans de sonorités Xtra Raw. Le décor était plus travaillé que l’année passée et bien dans l’esprit destructeur du raw d’aujourd’hui.

Desperados Crazy Town : Plus axée « Lounge » que les autres scènes, la bière Desperados était surtout mise en avant ! :p

Le son

Pas grand-chose à signaler. Il était assez fort pour vraiment vibrer et surtout très bien réglé afin de ne ressentir aucune gêne ni douleur, et ce sur l’ensemble des scènes. Pour être pointilleux, on a quand même noté qu’il y avait un peu trop d’aigus sur la scène Darkness4life Uptempo. Mais globalement la qualité sonore était vraiment de très haut niveau, ce qui fait personnellement plaisir après les défauts que nous avions exprimés lors de notre report sur Craft Festival, il y a trois semaines.

Les sets

Voici en quelques mots les moments qui nous ont particulièrement fait vibrer. 🙂

Rebourne : comme l’année dernière, nous avons commencé la journée avec le set de Rebourne. Alternant ses productions euphoriques à souhait et d’anciens titres de Headhunterz, Wildstylez ou encore D-Block & S-Te-Fan, ce fut un set idéal pour se chauffer.

Sound Rush : un set remarquable pour ne pas changer. Un peu comme Rebourne précédemment et comme à leur habitude, ils ont alterné leurs morceaux avec du Nu Style 2007-2010. On a adoré.

L’occasion également pour certains de faire une demande en mariage. ❤

Scope DJ : fidèle à lui-même, on a pris notre dose de reverse bass pendant son set. Ça fait plaisir de réécouter des titres tels que Shadow, Househeads ou encore Who I Am.

Technoboy & Ruthless : On a clairement aimé la partie solo de Technoboy à laquelle nous avons assisté environ 30 minutes. Des titres comme Steam Train ou Digital Nation ont clairement renversé la foule. Moins fans du set de Ruthless, il a quand même mis le feu. Nous sommes quand même partis avant qu’il ne passe Gaan Met Die Banaan, ce qui est un peu dommage.

Ruthless sur la scène Pussy Lounge avec les "Pole-Danseuses"

Ruthless sur la scène Pussy Lounge avec les « Pole-Danseuses »

Brennan Heart & Wildstylez : c’était un des sets les plus attendus sur le mainstage et nous n’avons pas été déçus. A noter une fin très raw avec entre autres Wake Up ou encore le remix de Sandstorm par Sub Sonik. Egalement un très bon moment de communion pendant Lose Your Mind qui avait été jouée pour la première fois il y a 5 ans sur ce même stage de Decibel. Même 5 ans après, ce titre est repris en chœur et donne des frissons.

The Fusion Of Sound feat. Zany, Donkey Rollers & The Pitcher : ce fut clairement notre set préféré de la journée. Un set juste parfait et bien progressif. On a débuté par les mélodies mythiques de The Pitcher comme Karma, I Just Can’t Stop ou encore Serenity avant d’aller vers des classiques tels que Nothing Else Matters ou encore Live The Moment pour finir en beauté avec des sonorités plus dark et les classiques des Donkey Rollers. Un régal.

Bonsai Classics : l’un des sets les plus attendus de tous les nostalgiques des sonorités Techno et Trance du début des années 90. Ce set a été un vrai plaisir, tout d’abord car il nous a rappelé ce que le terme « mixer » voulait dire, mais aussi pour les sourires provoqués par des sons à l’ancienne comme « Acid Phase » d’Emmanuel Top ou « Universal Nation » de P.U.S.H. A noter, une moyenne d’âge assez élevée, sans surprise. Beaucoup d’anciens ravers des années 1990-1995 avaient à l’évidence noté ce set sur leur liste.

Main Concern « End of days Special » avec Mind Dimension & Malice : Dernier set sur la scène Extreme Loudness, qui ressemblait à un set digne d’une team Red à la Hard Bass. Chaque DJ passait deux plaques chacun leur tour, ce qui a donné cette impression. Nous retenons principalement la performance de Malice avec quelques nouvelles tracks toujours aussi puissantes à écouter, et on ne se lassera pas d’écouter « Agressive Acts » en live, avec la foule qui tape sauvagement du pied lors du plus gros drop de la plaque. Quant à Mind Dimension et Main Concern du label Spoontech, leurs tracks envoyaient bien comme il faut mais nous sommes un petit peu restés sur notre faim, vu la performance du duo Italien « Malice » qui était au-dessus niveau puissance. Mais pour clôturer en beauté cette scène, on ne peut demander mieux !

Rebelion : Une nouvelle fois, le duo Italien aura fait un set de qualité pour les mordus du RAW façon Gearbox ! Après un set super énergique à la CRAFT, la donne n’aura pas changé mais les nouveautés s’annoncent prometteuses, comme la plaque « Macarena Deathmatch » de Luminite ! Du lourd s’annonce niveau releases, notamment pour le nouvel album de Rebelion : « Upsiring ».

Malke : après avoir assisté à la fin du set de Sheefit, il n’était pas prévu qu’on y assiste, mais l’on est resté et on ne l’a pas regretté. La Hardtechno est un style auquel il n’est pas facile d’adhérer, on le reconnaît. De notre côté, à degrés divers, on apprécie plutôt. Le côté répétitif de ce style, avec des kicks assez lourds auxquels répondent immédiatement des basses qui soufflent, le rend entraînant et une fois entré dans la boucle, difficile d’en sortir ! Malke a également la particularité d’utiliser des baguettes et de procéder à des jeux de rythme pendant ses sets, et cela ajoute à l’intérêt de ses prestations.

Angerfist : un classique des events, mais qui fait toujours son effet. Ses sets sont vraiment énervés avec le temps, ce qui n’est pas pour nous déplaire, surtout en dernière ligne droite de festival. Le public était plutôt réceptif, mais on a déjà vu plus déchaîné sur des sets de la star du Hardcore. Quoi qu’il en soit, un bon moment et une bonne occasion de se déchaîner.

Tripped : chacun son kiff pour un final d’event, mais pour nous, l’idée était de terminer sur du son le plus rapide et violent possible, histoire de donner ses dernières forces dans la bataille. Donc direction le stage Darkness4Life « Uptempo » pour se prendre 45 minutes de Hardcore à 210-215 bpm de moyenne. On regrettera juste la qualité sonore du stage, un peu en-dessous des autres.

Les plus

– Le cadre idéal
– La puissance et la qualité du son
– La qualité des sets
– La diversité des scènes
– Le décor et le show sur la scène Pussy Lounge
– L’organisation parfaite : temps d’attente raisonnable que ce soit pour l’entrée, la fouille, les tokens, les bars, les stands de nourriture, les toilettes ou encore le tabac.
– La météo idéale et bien meilleure que l’année passée

Les moins

– Le prix qui ne cesse d’augmenter d’année en année : 72,5€ l’entrée normale pour la journée de samedi cette année.
– Le show sur le mainstage qui laisse à désirer
– Le endshow simpliste sur le mainstage

Conclusion

Decibel est clairement le festival à ne pas rater chaque été. Le cadre idéal, l’ambiance, la diversité des sons dans le spectre de la Hard Dance, la qualité sonore, tout est réuni pour que ce festival soit une réussite et ça l’est chaque année.

On signe directement pour la refaire l’année prochaine et pourquoi pas sur le week-end entier. 😛

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3 réflexions sur “Decibel 2016 : une quinzième édition réussie

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