Craft Festival 2016 : revanche contre la tempête réussie !

Après l’échec de l’édition 2015 suite aux conditions météorologiques très défavorables, aussi terrible pour les spectateurs présents que préjudiciable d’un point de vue business pour l’organisateur Lose Your Mind, ils ont décidé de ne pas lâcher prise en mettant le paquet cette année. Nous avons été globalement emballés par cette « revanche » malgré des points d’amélioration notables afin que ce festival entre véritablement dans la cour des grands.

Le lieu

CRAFT se démarque des autres festivals par son lieu plutôt insolite et industriel qui donne une ambiance assez underground par rapport à d’autres festivals outdoor. Ancien bastion du mouvement Gabber dans les années 1990, le NDSM est un endroit qui se marie ainsi très bien avec CRAFT : industriel, vétuste voire glauque. Ceux qui auront fait la Loudness au Massilo de Rotterdam sauront de quoi nous parlons. Avantage aussi pour ceux qui viennent du centre d’Amsterdam, l’accès se fait tout simplement en ferry en partant de Centraal vers le NDSM. Emplacement bien pensé par l’organisateur !

Les scènes et le décor

Le site de CRAFT se décomposait en 7 scènes :

1. PENOZE : Première grande scène, où le raw mainstream est à l’honneur. Le décor était assez original et insolite à la fois : montagne de cocaïne avec des pilules d’extasy. Le choix du thème est discutable mais il ne fait pas de doute que nous sommes bien aux Pays-Bas. 😛

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2. De Tijdmachine : Seconde grande scène, les sons Hardstyle des années 2006-2011 ont ravi les passionnés de Hardstyle de la première heure. Le décor était correct avec 3 écrans Led et un look assez industriel.

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3. Reckless : Scène dans un entrepôt du NDSM, ou l’extra Raw est à l’honneur.
4. OJK : Comme pour Reckless au niveau de l’emplacement, les sons Early (2001-2005) étaient à l’honneur.

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5. World Of Hardcore : la scène Hardcore était située sous un chapiteau.
6. Access : la scène dédiée au hardstyle euphorique juste à côté du mainstage De Tijdmachine et située également sous un chapiteau .
7. Future : la plus petite scène où les artistes moins connus mais ayant un fort potentiel sont mis en avant. Une scène effectivement très petite confinée au milieu de deux containers.

Le décor et surtout ceux des deux mainstages est globalement satisfaisant pour un event à 30 euros. Le décor sur les autres scènes était minimaliste voire inexistant mais c’est en cohérence avec la volonté de donner une identité underground à ce festival. Il y avait ainsi des contenairs un peu partout sur le site ainsi qu’une gigantesque grue. On est loin d’un event Q Dance où le show et les décors sont colorés et en mettent plein les yeux. On n’est également pas dans le même niveau de budget.

Le son

La qualité du son a clairement été le point noir de cette Craft. Le son sur les scènes De Tijdmachine, World Of Hardcore et surtout Access manquaient cruellement de puissance. Sur la De Tijdemachine, le son était plutôt puissant seulement tout devant tout au milieu. Durant le set de Noisecontrollers, le son était tellement faible qu’on entendait davantage les gens parler. Sur la scène Access, on s’entendait parler même tout devant, au regret de plusieurs personnes que nous avons vu repartir vers d’autres scènes qui envoyaient davantage. Au contraire, le son sur les scènes Penoze, Future, OJK et Reckless était très puissant voire trop puissant sur la scène Future où les aigus sifflaient beaucoup trop si on se mettait tout devant. Si nous sommes tolérants au niveau du décor pour un event de ce prix, la qualité du son se doit d’être au rendez-vous d’autant plus pour un event qui se veut underground.

Les sets

Voici un bref résumé des sets qui nous ont marqués. Inutile de faire un classement, on respecte les goûts et les intérêts de chacun.

Envine : Un bon set pour commencer la journée avec ses plaques tels que le remix de Real Love, Everlasting ou encore The Path Of Light et des classiques comme I See Stars de Wildstylez.

Audiofreq : Début vraiment prometteur en passant des plaques assez raw pour un début comme H8M3 de Warface, Chronic Disorder, Gaan Met Die Banaan pour finir carrément sur du Hardcore ! Sam était vénère !

Zatox : Très bon set en passant quelques classiques comme It Must Be, Afrika de Tatanka, Fuck you up, Wake up…

Josh & Wesz : Excellent set avec les sons habituels du duo en configuration oldschool : Autumn Green, Lipservice Radio ou encore bien sûr Like Thiz !

Avio Live : Set de folie en compagnie d’Alphaverb et Intractable One. Moment de folie durant Destination Nowhere avec le petit train dans la foule.

Psyko Punkz : Il s’agit certainement d’un des meilleurs sets de Tijdmachine et du festival. Wietse a tout donné dans les 30 premières minutes avec ses plus grands classiques comme Rock Ya Attitude, Pull Your Strings, Bass Boom ou encore Ra Ta Ta. Le set est un peu retombé lors des 30 dernières minutes, certainement car il devait jouer un live de 30 minutes à la base avant le bouleversement du programme suite au désistement de Tatanka.

Moment asses sympa lorsque Wieste a emmené son petit cousin sur scène :

Noiseshock : L’enfant terrible du Hardstyle était assez déjanté sur les platines si ce n’est perché ! Un set varié entre ses propres productions et des classiques qui sont toujours agréables à écouter, le tout dans une ambiance assez intime.

Sub Zero Project : Ils ont alterné le bon et le moins bon avec leurs plaques caractérisées par leur style et leur kick uniques comme Headbanger, Funky Shit ou encore le remix de Vinai – The Wave qui déchaîne toujours les foules et d’autres titres moins fous comme The Space We Created ou encore The Record Breaking, ce qui a rendu le set un peu inégal à notre sens.

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Unchained : du bon raw grâce à ce jeune DJ très prometteur. Une sacrée énergie sur les platines !

Unresolved Live : L’italien du label Gearbox Digital sait comment se faire respecter ! Un set super énergique qui mettait en transe la foule, notamment lors du passage de Disrespect.


Rebelion : Ou comment finir en beauté cette CRAFT sur la plus petite scène avec une foule pleine d’énergie… Une fois encore, les artistes RAW de Gearbox savent prendre la foule et la retourner dans tous les sens ! Le duo aura passé des plaques surprenantes comme Agressive Acts, Do Or Die … Sur les kicks les plus intenses, la foule était folle avec tous les poings levés et « cognant » en rythme ! Le problème durant ce set était le fait que la scène était très petite et qu’il y avait tellement de monde qu’on n’arrivait presque pas à se frayer un chemin dans la foule (d’autant plus des bières à la main). Mais c’était le prix à payer pour finir l’event avec les oreilles qui bourdonnent un peu. 😛

LES PLUS

Nous tenons vraiment à féliciter Lose Your Mind d’avoir su faire du terrible échec de l’édition de l’année passée une force en utilisant le thème « Always Look On The Bright Side » et en invitant tous les « rescapés » de l’année dernière. L’event était globalement à la hauteur de nos attentes. De nombreuses organisations, dans certains pays comme le nôtre, auraient mis la clé sous la porte suite à un tel échec.

En détail, voici les grands points de satisfaction de Craft Festival 2016 :
• Un temps qui était cette fois-ci au rendez-vous
• La qualité du line up et de l’ensemble des sets, surtout sur De Tijdmachine
• Le décor de Penoze assez insolite et l’ambiance underground plutôt atypique
• Très bonne ambiance dans l’ensemble avec un public un peu plus puriste que dans d’autres events plus connus, surtout sur les scènes De Tijdemachine ou Future.
• Des freaky glasses distribuées gratuitement à l’entrée du festival (Always Look On The Bright Side…)
• Les tokens Pokémon (Tokémon, dépensez les tous !)

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LES MOINS

• Qualité du son insuffisante voire médiocre sur une bonne partie des scènes.
• L’accès à la passerelle pour se rendre sur les scènes Penoze, Reckless et OJK assez éprouvant.

• La gestion de la validité des tickets entre les éditions 2015 et 2016 par Lose Your Mind qui a bien failli priver certains festivaliers français de pouvoir entrer sur le site.

CE QUI POURRAIT ETRE AMELIORE

• L’ajout d’une scène freestyle style « Pussy Lounge ». A voir si ça ne s’écarte pas trop de l’ambiance un peu underground de ce festival.
• Un plateau Hardcore plus diversifié avec, pourquoi pas, une ou deux autres scènes.

CONCLUSION

Globalement, cette revanche fut une belle réussite après le fiasco de 2015 et en gardant à l’esprit que c’est seulement la deuxième véritable édition de cet event. La qualité du line up et des sets ainsi que les efforts notables en matière de décors et d’organisation ont démontré que Lose Your Mind pouvait prétendre à être une organisation Hard Dance majeure aux Pays-Bas. En réajustant quelques petits détails et surtout la qualité du son, CRAFT pourrait devenir d’ici peu de temps un festival Hard Dance de référence !

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