Future House : Mr. Belt & Wezol, le duo qui monte

Ils sont Néerlandais et sont en passe de devenir – si ce n’est pas déjà fait – des références de leur genre musical. Avec cette simple phrase, force est de reconnaître qu’il est difficile de deviner de qui il peut s’agir. Ajoutons alors qu’ils produisent – et jouent – Future House et qu’ils ont été cités par Oliver Heldens comme les révélations de l’année 2014.

Le choix devient déjà plus restreint, et les fans de ce style musical auront surement reconnu ces deux personnages étonnants que sont Mr. Belt & Wezol, que l’on nommera MB&W le reste de ce portrait.

Image : boomrat.com

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MB&W donc, est un duo venu des Pays-Bas, de la ville de Delft plus précisément, dans la banlieue de la Haye. En l’espace de quelques mois, ils sont devenus chez beaucoup de fans de Future House le troisième act du genre auquel les gens pensent immédiatement, avec Oliver Heldens et Tchami.

Ce nom de scène quelque peu tordu a bien évidemment sa logique. En réalité, Mr. Belt s’appelle Bart Riem. Le mot néerlandais « « riem » signifie ceinture, ce qui en anglais, donne « Belt ». Simple, non ? Quant à son compère, il s’appelle dans la vie quotidienne Sam van Wees, décliné en « Wezol ».

Belt a débuté la production et l’organisation de petites soirées à l’âge de 16 ans, quand Wezol, lui, a démarré la création musicale à 14 ans, principalement dans le registre Electro ou Progressive. Puis au fil du temps, il a trouvé sa voie dans la Deep House.

En 2011, dans le cadre de l’une de ses soirées, Belt a booké Wezol, permettant ainsi le premier contact entre ces deux jeunes passionnés. Puis, sans le savoir, le premier a déménagé vers l’ensemble dans lequel vivait le second. Aussi, les rendez-vous se sont enchaînés, tout comme les visites de festivals, discussions sur la musique à la clé. A terme, réalisant leurs goûts similaires, et en particulier leur passion pour la UK House, Bart et Sam décident de produire en duo. MB&W décrivent leur style comme très influencé par la UK House et la UK Garage des années 1990, tout en ajoutant une structure accessible et quelques sonorités plus modernes, ce qui se confirme à l’écoute de leurs tracks.

 

La première étape de leur célébrité remonte à l’été 2013, où, en l’espace de deux mois, MB&W sortent « Homeless », une sorte de reprise du titre « Gypsy Woman » de Crystal Waters datant de 1991, puis un remix du titre « Too Much » de Drake & Sampha. Chacun rencontre un fort succès sur les réseaux sociaux, et les amateurs de Deep House commencent à s’intéresser de plus près aux deux Néerlandais.

Puis au printemps 2014, tout s’accélère pour ceux qui vont voir la musique passer d’un simple hobby à une vraie activité. La cause de ce changement soudain ? Leur titre « Shiver », que Spinnin’ Records poste dans un premier temps sous forme de teaser, étant donné que MB&W sont nouveaux sur le label. Les commentaires positifs se multiplient et beaucoup d’auditeurs qui ne connaissent pas encore MB&W pensent alors que ce nom de scène correspond à une collaboration entre Oliver Heldens et Tchami.

 

Puis vient le moment de l’annonce, révélant qu’en réalité, Mr. Belt & Wezol sont bien de « nouvelles têtes » de la scène Future House, proposant des morceaux aux sonorités très 90’s, rappelant que si aujourd’hui, on peut trouver une multitude de genres musicaux électroniques, les sources se situent bel et bien dans la House et dans les raves de la fin des années 80 et du début des années 90.

Après coup, MB&W sont toujours touchés par ces pronostics de l’époque, mais ils espèrent également désormais qu’à l’avenir, les auditeurs sauront faire la différence entre leur touche musicale et celle des deux autres artistes-phare du genre.

Le lien avec Oliver Heldens est cependant réel au-delà même des similitudes musicales, puisque c’est bien grâce à lui que MB&W ont atterri chez Spinnin’. Enchanté par leur morceau « Toys », le producteur de « Koala » a pris contact avec le duo, lui demandant s’il avait d’autres tracks en stock. Puis après avoir écouté puis joué leur remix de « Renegade Master », Heldens a recommandé au célèbre label de suivre le jeune duo.

En ce printemps 2014 où ce même Oliver Heldens frappe fort et où la Big Room commence à perdre un peu de terrain aux Pays-Bas alors que dans le même temps, la Grande-Bretagne se passionne pour « Gecko », qui atteint la première place des charts, MB&W évoluent très vite, portés par d’autres tracks telles que leur remix du titre de Naxxos, « New Orleans » (qui est considéré par leurs fans comme leur meilleur son jusqu’ici si l’on en croit le sondage récemment lancé sur leur page Facebook). Mais c’est surtout « Feel So Good », publié sur le label de Tiestö, Musical Freedom, qui rencontre un réel succès au-delà même de l’audience Future House classique.

A ce jour, le remix de « New Orleans » compte 315.000 vues sur YouTube, alors que « Shiver » en compte 900.000 si l’on cumule la version Full et le clip officiel. De son côté, le clip de « Feel So Good », qui devrait parler à bien du monde (il met en scène un employé blasé qui se prend à rêver de rouler dans une belle voiture avant de rencontrer une demoiselle, avant de devoir – malheureusement – redescendre sur terre) compte 731.000 vues en à peine quatre mois.

 

Une autre raison du succès grandissant du duo est leurs vidéos décalées, en particulier les mixes appelés « Mr. Belt & Wezol’s Room », aujourd’hui au nombre de 16, qui sont une adaptation des Boiler Rooms (via lesquelles le duo a découvert de nombreuses tracks), ou encore les « Mr. Belt & Wezol’s Kitchen », sortes de tutos décalés où le duo effectue des recettes en ajoutant des ingrédients au fur et à mesure que des éléments musicaux se superposent. Ainsi, des vermicelles en chocolat versées dans une casserole deviennent des drums.

 

Malgré les fans toujours plus nombreux, le succès de leurs morceaux et les bookings plus fréquents, MB&W gardent la tête froide et sont conscients que leur vie « d’avant » doit suivre son cours. Aussi, Sam travaille alors que Bart termine ses études.

En termes de collaborations dans le futur, Sam ne cache pas son intérêt pour un featuring avec Maribou State ou Hannah Reid, alors que Bart penche pour Wave Racer ou imagine bien la voix de Paloma Faith sur l’une de leurs productions.

Enfin, pour ce qui est de la plus grande satisfaction du duo à ce jour, elle réside dans le fait qu’un si grand label comme Spinnin’, via son label Spinnin’ Deep, permette à une large audience de découvrir des sonorités jusqu’ici trop peu connues telles que la Deep House et la Future House fortement influencées par leur genre de cœur, la UK House. Il est clair que MB&W ont nettement contribué à ce succès. Espérons désormais qu’ils continueront à l’alimenter !

 

Aurélien M.

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